Fiche ouvrage
 
Code : 23611
Titre : Emblemata cum tetrastichis latinis.
Auteur : BOISSARD (Jean-Jacques).
Edition : Metz, Jean Aubry, s.d. (1584).
Année : 1584
Format : In-8 oblong de 90 pages (mal chiffrées 88, 2 pp. non numérotées entre la p.7 et 8) dont 45 gravures, comprenant une page de titre avec une bordure architecturale historiée, un portrait d'André de La Routte, dédicatire et ecuyer du roi et maitre de camp à Metz, 2 portraits de l'auteur (dont un de profil au folio 88) et 41 emblèmes. Ces gravures ont été attribuées à Adam Fuchs et à Alexandre Vallée. (titre bruni, pâle mouillure plus ou moins prononcée en marge des 32 premières pages sans atteinte à la gravure, petites salissures).
Reliure : Vélin doré, médaillon doré au centre des plats, tranches dorées. Reliure de l'époque. (Salissures, sans la première page de garde).
Prix : 7500 €uros
Observations : Edition originale rarissime du premier livre d'emblemes de Jean-Jacques Boissard. Exceptionnellement conservé dans sa première reliure. Seuls 3 exemplaires référencés en bibliothèque publique (BNF incomplet, Huttington library et New-York Library). Les Emblemata cum tetrastichis latinis témoigne des liens forts entre les membres du cercle humaniste protestant de Metz. Jean-Jacques Boissard (1528-1602), échappé de Besançon pour des raisons confessionnelles, put partager avec ces érudits messins les mêmes idéaux , trouvant dans cette ville le lieu idéal pour ses multiples activités : de l’écriture au dessin, à la contrefaçon d’antiquités. Graveur à l'eau forte, Jean-Jacques Boissard n'est pas lorrain de naissance puisqu'il est né à Besançon en 1528. Il fut élevé par son oncle Hugues Babet, ami d'Erasme, qu'il suivit dès l'âge de neuf ans dans ses déplacements. Ses Emblèmes ont comme thème central l’enseignement chrétien énoncé dans chaque emblème par des réflexions sur la conduite de l’homme et son destin. Ils sont constitués d'une gravure avec un quatrain latin en bas et un sonnet français de Pierre Joly sur le folio suivant. Le genre emblématique donnait à Boissard l’occasion parfaite de déployer ses inclinations d’écrivain et de fin dessinateur. Ainsi, non seulement les sonnets de Joly dérivent des annotations latines de Boissard, mais aussi les gravures d’Alexandre Vallée et d’Adam Fuchs qui eurent comme modèle graphique les croquis du Bisontin. Dans cette première édition de 1584, la figure et le quatrain sont gravés sur la même plaque, contrairement à l’édition de 1588. Le privilège accordé à Jean Aubry, marchand orfèvre à Metz était le beau-père de Boissard. On peut encore deviner dans le paysage archéologique choisi pour ce recueil d’emblèmes l’expérience directe de Boissard comme dessinateur des ruines et des antiquités qui l’occupèrent notamment pendant son premier séjour romain (vers 1555) quand, sous la protection du cardinal Carlo Carafa, il eut accès aux riches collections romaines d’Antiques. Il rédigea aussi un guide pour les étudiants qui permettait de visiter les ruines de la ville en quatre journées. Cet ouvrage est à la base des volumes connus sous le nom d’Antiquitates Romanae publiés entre 1597 et 1602. Ouvrage d'une insigne rareté, bien complet de tous ses feuillets, en vélin du temps.
Sources : Brunet, I, 1067 ; Praz , P. 277 ; Tchemerzine, II, 331.
Catégories : THEOLOGIE - RELIGIONS;
   











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