Fiche ouvrage
 
Code : 21944
Titre : Pierre de Boisguilbert ou La Naissance de l'Economie Politique.
Auteur : [BOISGUILBERT, Pierre Le Pesant de].
Edition : Paris, Institut Nal. D'Etudes Démographiques (INED), 1966.
Année : 1696
Format : Deux volumes in-8 de 1032 pages (pagination continue), tableau généalogique dépliant et planches de fac-similés hors texte..
Reliure : Broché, non coupé, état neuf.
Prix : 70 €uros
Observations : I- Préface. Études - Biographie par Mme Jacqueline Hecht, intitulée : La Vie de Pierre Le Pesant, seigneur de Boisguilbert. Correspondance - Bibliographies. II- Oeuvres manuscrites et imprimées. Précurseur de l'économie politique, il s'oppose avec la dernière énergie au mercantilisme. Pour lui, l'or et l'argent doivent être considérés comme de simples agents d'échange : « L'argent n'est rien moins que le principe, mais seulement le garant de ces échanges et de la fidèle exécution de l'intention des contractants quand elle ne se peut exécuter immédiatement. » Il distingue les richesses nécessaires (les fruits de la terre) et les autres qualifiées de superflues. Précurseur des physiocrates et notamment de Quesnay pour qui la terre est la base de l'économie, il prône la libre concurrence, déclarant que le commerce intérieur est entravé par les impôts indirects (douanes, aides) « quatre fois plus forts que les marchandises n'en peuvent porter ». La liberté d'entreprendre doit ramener la prospérité « et aussitôt, la nature agissant dans toute la liberté, toutes les denrées reprendront la vigueur que l'on a vue autrefois ». Pour enrichir le roi et ses sujets, Boisguilbert propose deux solutions : 1° la liberté du travail, des prix et du commerce ; 2° la baisse des impôts. La création de la richesse repose sur le mécanisme de la formation de prix conformes à la justice naturelle, qu’il appelle aussi « prix de proportion », c’est-à-dire des prix permettant aux vendeurs de réaliser un gain et aux clients de participer à l’échange. Or le seul moyen d’obtenir ce résultat est de laisser agir librement la nature. Toute intervention de l’État pour augmenter ou abaisser les prix crée le désordre. C’est la nature seule (appelée aussi Providence) qui peut nous guider en matière de juste prix. Une première formulation de la doctrine du laissez-faire apparaît alors : « Tant qu’on laisse faire la nature, on ne doit rien craindre ».
Sources :
Catégories : ECONOMIE - IMPOT;
   


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