Fiche ouvrage
 
Code : 21524
Titre : [la Cité de Limes]. Manuscrit signé, écrit sous la dictée avec de nombreuses corrections et ajouts autographes de l'auteur.
Auteur : ([MANUSCRIT]) [DIEPPE] DUMAS (Alexandre, fils).
Edition : [Vers 1880]
Année :
Format : In-4, 15 feuillets in-folio écrits à l'encre au r° et v°. Accompagné d'un petit billet autographe signé par Dumas, 2 pages in-12 sur papier bleu, adressé au destinataire de ce texte prévu pour la presse, à propos des illustrations destinées à l'accompagner.
Reliure : L'ensemble monté sur onglet et dans une reliure demi-chagrin rouge, dos à nerfs, titre doré.
Prix : 3500 €uros
Observations : Dumas Fils précise à l'éditeur le titre précis de son article: La Cité de Limes, et de mettre en commentaire: Puys, Le camp de César. Les Fées, la Fée aux moules. Les Indigènes. Les Habitants de passage. Le Présent et l'Avenir de Puys. Après avoir minutieusement décrit la façon d'arriver à Puys à pied depuis Dieppe, Dumas résume et commente les différents ouvrages archéologiques traitant du camp de César. Puis vient la légende des Fées de Puys. Elles habitaient les excavations creusées dans les falaises et à certaines dates elles se réunissaient, au clair de la lune, sur le camp de César. Elles donnaient une fête et elles y tenaient une espèce de foire sentimentale et gratuite... Ce qui est certain, c'est que depuis que je suis dans le pays, je n'ai pas pu assister à une seule de ces kermesses d'ombres, bien que je me sois présenté sur le camps de César pendant les nuits sacrémentelles... Cependant, il y a encore une Fée à Puys, mais comme c'est moi qui l'ai baptisée et sacrée, je ne réponds pas que ses parchemins de fée soient bien en règle.. C'est la Fée aux Moules. Je lui avais d'abord donné le nom de Frétillon... L'art du conteur nous dépeint une femme de soixante-douze ans la voilà qui passe là-bas...avec son bonnet de cotonnade à ramages, son tricot chocolat, sur le devant duquel croise un châle que je crois fait d'un ancien rideau de Perse et qui est attaché par derrière à la façon de Madelon Friquet... Puis Dumas fils parle de Madame Sand, qui m'a indiqué ce petit pays en 1868... (elle) avait découvert ce petit coin, et comme je manifestais devant elle le désir de trouver la solitude au bord de la mer sans m'éloigner trop de Paris, elle m'a dit: allez là. Le romancier continue par la description des quelques maisons de la localité, notamment celle de 15 pièces qu'il loua à M. Beaumais, puis du terrain qu'il acheta...Il faut vous dire Monsieur que je suis né spéculateur, c'est toujours cela que j'aurais eu de commun avec mes maîtres Beaumarchais, Balzac et Lamartine... Qui avaient le génie du négoce...j'achetai donc le terrain en question de 30 000 mètres ...Montigny le directeur du Gymnase, qui se trouvait chez moi, en acheta 15 000 à côté et nous commençame la colonie du versant sud ouest... J'ai une grande maison qui ressemble à une gare.... J'ai pu, la première année que je l'habitais en 1870, recevoir mon père déjà frappé du mal, dont il devait mourir. C'est là qu'il est mort le 5 décembre suivant... C'est à Puys qu'on meurt quand on se nomme Dumas... C'est en revenant des funérailles modestes et provisoires que j'ai pu faire à mon père au milieu d'un pays affolé par la terreur de l'ennemi... Que j'ai rencontré les premiers prussiens... Et dont quelques uns ont logé chez moi jusqu'à la moitié de mars 1871. Dumas décrit encore les artistes qui viennent chez lui, le peintre Wallon ou le sculpteur Carpeaux. Il finit son texte avec le triste constat Alors Puys sera charmant ... et inhabitable. C'est sur la commune de Puys, près de Dieppe, que venait séjourner le romancier Alexandre Dumas fils et c'est dans la villa qu'il y avait fait bâtir que mourut Alexandre Dumas père, en 1870. Le hameau, ses habitants et l'ambiance locale sont ici décrits avec brio par le romancier.
Sources :
Catégories : DIEPPE;
   







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