Fiche ouvrage
 
Code : 21091
Titre : Mémorial de Sainte-Hélène, ou Journal ou se trouve consigné, jour par jour, ce qu'a dit et fait Napoléon durant dix-huit mois. Réimpréssion de 1823-1824, avec de nombreuses corrections et quelques additions.
Auteur : [EMPIRE] LAS CASES (Comte Emmanuel de).
Edition : Paris, Dépôt de Mémorial, Bossange, Béchet, Roret, 1823-1824.
Année : 1823
Format : Huit volumes in-8, plan replié de la résidence dit tracé de Longwood au tome II, grande carte repliée pour l'intelligence de la Campagne d'Italie au tome III, carte de l'Ile de Ste-Hélène au tome I (au lieu du tome VII selon Vicaire). Nombreuses rousseurs..
Reliure : Demi-veau cerise, dos à nerfs très richement orné de filets et caissons ornés, en bon état malgré les dos légèrement foncés.
Prix : 350 €uros
Observations : Seconde édition de ces importants Mémoires commencés le 20 juin 1815, reprenant toutes les conversations avec l'ex-empereur, jusqu'à son expulsion de l'ile en novembre 1816. Rien ne prédisposait le comte de Las Cases, aristocrate émigré à Londres pendant la Révolution, homme sans relief mais fidèle serviteur de l'Empire, à écrire ce qui allait être le plus grand succès de librairie du XIXe siècle...Deux ans après avoir rendu son dernier souffle, le proscrit de 1815 reprenait vie sous la plume de son chambellan qui, pendant un peu plus d'un an...avait recueilli et consigné sur le papier les impériales confidences. On sent que Las Cases, poussé par le grand vent de l'Histoire qui balayait sa frêle personne, en a rajouté. Mais ce Napoléon intime, quotidien, abandonné et la tête encore pleine de ses campagnes, a quelques chose qui inspire presque la compassion. On est pas tenu de le croire sur parole quand il se dresse en défenseur de la liberté des peuples et pourtant, son insistance à se poser en héritier de la Révolution...en ferait presque oublier les excès de son despotisme. C'est d'ailleurs ce Napoléon-là que le Mémorial a ressuscité, le monarque déchu redevenu ce qu'il avait été au temps des sans-culottes, l'homme du peuple qui rêvait maintenant dans son exil de courir les spectacles et les cabarets littéraires de Paris et de se régaler pour trente sols d'un dîner au Palais Royal. Las Cases fit beaucoup pour la légende napoléonienne. Une légende à laquelle s'abreuvèrent de Hugo à Nerval, de Stendhal à Musset, tous les enfants du siècle (Daniel Bermond). Bel exemplaire complet dans sa jolie reliure d'époque.
Sources : Vicaire 5, p.74
Catégories : HISTOIRE DU 1er EMPIRE;
   








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