Fiche ouvrage
 
Code : 18367
Titre : Mercurii Trismegisti Poemander, seu De potestate ac sapientia divina; Aesculapii definitiones ad Ammonem regem.
Auteur : [ALCHIMIE] HERMES TRISMEGISTE. (TRISMEGISTUS - TRISMEGISTOS).
Edition : Paris, [Guillaume Morel], Adrien Turnèbe, 1554.
Année : 1554
Format : Deux parties en un volume in-4 (193 x 133) de (4)ff., 103 - 126 pp., (1)f. blanc. Abondante annotations manuscrites à un feuillet. Mouillures sur le tiers inférieur de plusieurs feuillets (44), galeries de vers dans la marge inférieure des feuillets du milieu d'ouvrage, sans atteinte au texte.
Reliure : Veau marbré du XVIIIème, double filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné, roulette dorée intérieure, tranches rouges . Mors sup. fendus (sur 3 cms), extrémités des nerfs frottées.
Prix : 3500 €uros
Observations : Édition princeps en grec du Corpus hermeticum. Durant le Moyen Âge, l'Europe ne connut de la philosophie hermétique que l'Asclepius, jusqu'à ce que soit redécouvert un manuscrit des textes grecs attribués à Hermes Trismegiste. Cette découverte en Occident d’un manuscrit byzantin du Corpus hermeticum rapporté par un moine à Florence mit le cercle des humanistes en émoi. Cosme de Médicis le fit aussitôt traduire par Marsile Ficin (1433-1499) et ce, avant même d’entreprendre la traduction de Platon. Marsile Ficin, qui les interprétait comme une prophétie païenne du christianisme contemporaine de la période mosaïque, en donna une traduction latine qui fut imprimée pour la première fois en 1471 dans son Liber de potestate et sapientia Dei : le premier de ces textes portait en titre le nom de l'un des personnages évoqués, Pimandres (littéralement « esprit de divine puissance »). Le manuscrit transmettait un savoir occulte sur la religion, l’astrologie, la magie et la mystique. Il s’agit d’un recueil de 17 brefs traités anonymes, composés en Égypte du IIe au IVe siècle de l’ère chrétienne. Il débute avec le Pimandre (le Pasteur des Hommes, l’un des noms d’Hermès), qui donna longtemps son titre à l’ensemble. Il est suivi de l’édition princeps de l’Asclepius, ou Discours parfait, offrant lui aussi une vue d’ensemble de la gnose hermétique païenne. (Legrand, Bibliographie hellénique des XVe et XVIe siècles, I, n°131 : «Livre d’une excessive rareté»). La traduction latine de Marsile Ficin occupe la seconde partie de l’ouvrage. Brunet (III, 1646) précise qu’elle ne figure pas dans tous les exemplaires. Remarquable édition, exécutée avec les fameux «grecs du Roi». Les caractères gravés par Garamond, sont inspirés de l’écriture d’Ange Vergèce, parangon de l’élégance calligraphique. Ce dernier est l’auteur de l’épître liminaire adressée à l’helléniste Lancelot de Carle, évêque de Riez. L’impression rehaussée de bandeaux et de lettres ornées est due à Guillaume Morel ; Adrien Turnèbe, successeur de Robert Estienne comme imprimeur du roi en grec, n’étant pas imprimeur. [Greek: Poimandres. Asklepiou oroi pros Ammona Basilea]. First edition in the original greek of the fundamental text of the Corpus Hermeticum
Sources : Caillet 5094 ; Brunet III, 1646.
Catégories : SCIENCES OCCULTES - ALCHIME - SOCIETES SECRETES - ASTROLOGIE;
   







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