Fiche ouvrage
 
Code : 17738
Titre : Rapport de la Commission mixte instituée à Rome pour constater les dégats occasionnés aux monuments ou établissements artistiques par les armées belligérantes pendant le siège de cette ville.
Auteur : [SIEGE DE ROME] BAUDIN (Charles).
Edition : Paris, Imprimerie Nationnale, 1850.
Année :
Format : In-8 carré de XXI et 84 pages et un grand plan dépliant indiquant l'emplacement des monuments endommagés accompagné de sa légende situant les batteries et précisant les dates de l'ouverture du feu. Ex-dono du général Oudinot de Reggio au duc d'Harcourt.
Reliure : Très beau chagrin rouge, filet à froid et triple filet doré d'encadrement, dos lisse orné, filet sur les coupes, tranches dorées, roulette intérieure.
Prix : 1500 €uros
Observations : Partie de Marseille le 18 avril 1849, sous le commandement du général en chef Oudinot de Reggio, le corps expéditionnaire français débarque le 25 avril 1849 à Civita-Vecchia et occupe la ville sans coup férir. Le 30 avril, 6 000 des soldats français se présentèrent devant Rome, et rencontrèrent sous ses murs une résistance imprévue, essuyant de nombreux coups de canon. Un siège est alors décidé. La première attaque contre les fortifications de la place a lieu le 3 juin. Les opérations se continuent pendant tout le mois avec d’autant plus de lenteur que le général Oudinot, pour ménager les monuments, dirige les attaques du côté où ceux-ci étaient moins exposés au feu des batteries françaises. Le 17 juillet, Oudinot rend la ville au pape qui avait été chassé par la révolution italienne mais une impitoyable répression s'abat sur la ville sainte terrorisée, aussitôt condamné par la Prince Louis-Napoléon, qui aura cette célèbre phrase « La République française n'a pas envoyé une armée à Rome pour y étouffer la liberté romaine ». Ce rapport rédigé par Charles Baudin, secrétaire de l'ambassade française, et est très précis, indiquant le nombre de boulets par édifice et les dégâts occasionnés, allant jusqu'au détail de trous de balles dans une tapisserie des Flandres d'après un carton de Raphaël. Exemplaire de très belle provenance car le duc d'Harcourt était alors l'ambassadeur de France en Italie, et il a personnellement aidé la pape à s'enfuir du Vatican.
Sources :
Catégories : HISTOIRE-DROIT-ECONOMIE-RELIGION;
   







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